Le LHC à nouveau en mode collisions

Mardi 7 juillet, une collision proton-proton laisse de multiples traces dans les différentes couches du détecteur CMS. (Image : CMS)

C’est reparti pour la physique au Grand collisionneur de hadrons LHC. Depuis samedi soir, les collisions de protons ont repris dans le plus puissant accélérateur du monde et les expériences du LHC collectent les données. Pour l’instant 152 paquets de protons circulent dans chaque sens des 27 kilomètres de la machine. Mais l’objectif est d’augmenter le nombre de protons pour approcher les 1000 paquets par faisceau dans les deux semaines à venir.

Pendant quelques jours, le LHC avait fait une pause dans la collecte de données pour chasser les nuages d’électrons de ses tubes de faisceaux. Ces électrons générés en cascades déstabilisent le faisceau et compromettent l’exploitation de l’accélérateur à haute intensité, c’est à dire avec plus de 1000 paquets par faisceau. L’opération nettoyage a réussi puisque les opérateurs sont parvenus à faire circuler jusqu’à 1200 paquets de protons dans chaque faisceau, à l’énergie d’injection dans le LHC, c’est à dire 450 gigaélectronvolts (GeV). Cette phase a permis de dissiper les nuages d’électrons et d’améliorer la stabilité du faisceau. Depuis vendredi, le LHC a été remis en service à son énergie de collision de 13 téraélectronvolts (TeV). Désormais, les opérateurs peuvent augmenter le nombre de paquets circulant dans la machine, espacés de 50 nanosecondes.

Les expériences du LHC reprennent la collecte de données jusqu’à fin juillet. Une nouvelle opération de nettoyage des tubes de faisceaux est ensuite prévue pour augmenter encore l’intensité en réduisant de moitié l’espace entre les paquets de protons. 

Image de collision proton-proton prise dimanche 5 juillet dans le détecteur ALICE. (Image : ALICE)

Image de collision proton-proton prise mardi 7 juillet dans le détecteur LHCb. (Image : LHCb)