ALEPH

Le détecteur ALEPH, qui était installé sur le collisionneur LEP, était conçu pour des recherches sur la physique du Modèle standard et au-delà

ALEPH était un détecteur de particules installé sur le Grand collisionneur électron-positon (LEP). Il avait pour objectif d’explorer la physique prédite par le Modèle standard et de chercher des indices d’une nouvelle physique.

ALEPH a enregistré ses premiers événements en juillet 1989. Le LEP fonctionnait alors à environ 91 GeV, l’énergie maximale prédite pour la formation de la particule Z. À partir de 1995, l’accélérateur a été exploité à des énergies allant jusqu’à 200 GeV, soit au-delà du seuil de production de paires de particules W. 

Le détecteur ALEPH était un assemblage de couches cylindriques disposées autour d’un tube de faisceau en béryllium, au centre duquel se trouvait le point de collision électron-positon. Autour du tube de faisceau s’enroulaient successivement un détecteur de vertex, formé de deux couches de microrubans double face en silicium, une chambre à dérive interne qui fournissait huit coordonnées de trajectoires et un signal de déclenchement pour les particules chargées issues du point d’interaction, une chambre à projection temporelle de 4,4 mètres de longueur et 3,6 mètres de diamètre, pour détecter les particules chargées, un calorimètre électromagnétique destiné à détecter les électrons et les photons, un calorimètre hadronique permettant de détecter les hadrons et enfin une bobine supraconductrice de 6,3 mètres de long et 5,3 mètres de diamètre fournissant le champ magnétique de 1,5 tesla, ce champ permettant de déterminer la charge des particules et de mesurer leur impulsion. L’ensemble était installé dans un cylindre et entouré d’un système de détection de muons.

Les détecteurs ATLAS et CMS, conçus ultérieurement pour le Grand collisionneur de hadrons (LHC) reprennent le modèle de construction d’ALEPH, en « poupée russe ».

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