L’Inde devient État membre associé du CERN

S.E. M. Amandeep Singh Gill, Ambassadeur de l'Inde, et Fabiola Gianotti, directrice générale du CERN. (Image : Maximilien Brice/CERN)

Aujourd’hui, l’Inde est devenue un État membre associé du CERN à la suite de l’annonce officielle par le gouvernement de ce pays que ses procédures internes d’approbation relatives à l’Accord lui octroyant ce statut, signé en novembre 2016, ont été menées à bien.

En 1991, l’Inde et le CERN ont signé un accord établissant les priorités de leur coopération scientifique et technique. Plusieurs protocoles ont par la suite été signés.

Les relations de l’Inde avec l’Organisation sont toutefois beaucoup plus anciennes puisqu’elles remontent initialement à la coopération avec l’Institut de recherche fondamentale Tata, dont les physiciens des hautes énergies participent activement à des expériences au CERN depuis les années 1960. Ils ont ensuite été rejoints par les scientifiques du Centre de technologie de pointe Raja Ramanna, à Indore, dans les années 1990. Ces instituts, avec d’autres, ont construit des éléments pour l’accélérateur LEP et les détecteurs L3, WA93 et WA89. Tout au long de ces années, leurs scientifiques ont participé à d’importantes analyses et publications de physique.

Tout cela a ouvert la voie à la décision prise par la Commission indienne de l'Énergie atomique, en 1996, de participer à la construction du LHC et de contribuer aux expériences CMS et ALICE ainsi qu’à la Grille de calcul pour le LHC avec des centres de niveau 2 à Mumbai et Kolkata. En reconnaissance de ces importants apports, l’Inde s’est vu accorder en 2002 le statut d’observateur au Conseil du CERN.

Le succès du partenariat entre le CERN et le DAE pour le LHC a également conduit à une coopération sur les technologies novatrices pour les accélérateurs, à travers la participation du DAE aux projets Linac 4, SPL et CTF3 du CERN, et la contribution du CERN aux programmes du DAE. L’Inde participe également aux expériences COMPASSISOLDE et nTOF.