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Que peut-on faire avec 380 millions de bosons de Higgs ?

Dans le dernier numéro de la revue CERN Courier, découvrez ce que le LHC à haute luminosité nous révèlera sur le passé et l’avenir de l’Univers

View of particles represented by circles of different colors on a purple background

Représentation artistique d’un boson de Higgs (au centre) produit lors d’une collision proton-proton au LHC. (Image : CERN)

Quel sera le destin de l’Univers ? Pourquoi y a-t-il plus de matière que d’antimatière ? Qu’y a-t-il au-delà du Modèle standard ?

Chacune de ces questions, abordée par le dernier numéro de la revue CERN Courier, pourrait trouver des réponses grâce à l’étude détaillée du boson de Higgs, découvert au LHC en 2012. En 2030, le LHC à haute luminosité succédera au LHC. Il devrait produire 380 millions de bosons de Higgs, ce qui constituera un volume de données plus de dix fois supérieur à ce qui a pu être étudié jusqu’ici. Dans ce numéro, Valentina Cairo et Steven Lowette, physiciens travaillant auprès du LHC, nous expliquent ce que les scientifiques espèrent tirer de cet ensemble de données exceptionnel. Gianluigi Arduini, Philip Burrows et Jacqueline Keintzel, physiciens spécialistes des accélérateurs, présentent ensuite les conclusions d’un groupe de travail chargé de comparer sept propositions de collisionneurs de grande envergure pour l’après LHC à haute luminosité.

Cover page of Jan/Feb CERN Courier issue representing a painting of Kandinsky
Crédit : Reproduction photographique de Jaune-rouge-bleu, de Wassily Kandinsky (domaine public) par Guillaume Piolle

On pense que c’est le boson de Higgs qui a donné originellement une masse aux particules élémentaires lors de la reconfiguration des forces fondamentales qui s’est propagée dans tout le cosmos une fraction de seconde après le Big Bang.

Ce numéro du CERN Courrier revient également sur un autre événement, encore antérieur, imaginé pour la première fois par les physiciens Roberto Peccei et Helen Quinn. Si la théorie correspondante s’avère exacte, il devrait être possible de trouver une nouvelle particule élémentaire, l’axion. Clara Murgui, théoricienne au CERN, explique comment cette théorie pourrait permettre de résoudre deux grandes énigmes de la science fondamentale. Des représentants de l’expérience MADMAX au CERN et de l’expérience ALPHA aux États-Unis décrivent deux nouvelles méthodes innovantes qui seront utilisées pour la recherche de l’axion ces dix prochaines années.

 

Également au menu du numéro de janvier/février : un hommage de la communauté à Chen-Ning Yang ; deux mois bien remplis pour la physique des neutrinos ; la première preuve indirecte de l'existence de monstres primordiaux et bien d'autres choses encore.