Marie Curie, les femmes et la science, d'hier à aujourd'hui

Hélène Langevin-Joliot lors d'une conférence pour l'association "Graine de génie et Graine de citoyen" en janvier 2014. (Image : Guillaume Perret / Graine de génie et Graine de citoyen)

Y a-t-il encore un plafond de verre pour les femmes dans les milieux scientifiques en 2017 ? Aujourd’hui à 20h30, le CERN accueille la physicienne Hélène Langevin-Joliot, petite-fille de Pierre et Marie Curie, pour une conférence au Globe de la science et de l’innovation. Directrice de recherche émérite en physique nucléaire fondamentale au CNRS à Orsay, elle a été témoin de l’évolution des femmes dans la recherche durant toute sa longue et riche carrière.  

Sa conférence, en français avec interprétation simultannée en anglais, est retransmise ce soir à 20h30 sur le site webcast du CERN.

Issue d’une éminente famille de scientifiques (rien de moins que quatre prix Nobel en physique et chimie), et elle-même passionnée de physique, elle nous parlera de sa carrière en tant que femme dans un métier traditionnellement masculin. « En France, les disparités selon les disciplines me sont apparues, ainsi que les effets du plafond de verre, confie-t-elle. Puis les enjeux de la parité sont montés en puissance, avec de nouvelles générations de femmes plus conscientes des discriminations. »

Hélène Langevin-Joliot, fille de Frédéric et Irène Joliot-Curie, et petite-fille de Pierre et Marie Curie, a grandi dans un entourage extraordinaire de stimulation intellectuelle. « Au lycée, seuls les problèmes de  mathématiques me passionnaient, je trouvais ceux de physique ennuyeux, réduits à appliquer des règles, se souvient-elle. Mais ma mère m’a procurée quelques moyens ‘d’expérimentation’. C’est comme cela que j’ai commencé à prendre plaisir à pratiquer un peu de physique et de chimie. »

Dire que les femmes Curie étaient féministes serait un euphémisme. Sa mère et sa grand-mère, toutes deux pionnières dans leur domaine, ont encouragé leur progéniture dès le plus jeune âge et l’ont poussée à se battre pour ses idées, entre autres faciliter l’accès aux femmes aux carrières scientifiques et développer la culture scientifique auprès du grand public.

Suivez par webcast à 20h30 le 29 juin !