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Accès LHC requis – Temps d’attente estimé : ~2 ans

Samedi à 8 h 25, on a extrait les faisceaux du LHC (LHC), mettant ainsi fin aux trois premières années d’exploitation de la machine.

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Accès LHC requis – Temps d’attente estimé : ~2 ans

L’événement a été marqué sur le site LHC Page one par le message suivant : « Pas de faisceau pendant un moment. Accès requis : Temps d’attente estimé : ~2 ans » (Image: CERN)

Samedi à 8 h 25, l’équipe de service au Centre de contrôle du CERN a extrait les faisceaux du Grand collisionneur de hadrons (LHC), mettant ainsi fin aux trois premières années d’exploitation de la machine.

L’événement a été marqué sur le site LHC Page one par le message suivant : « Pas de faisceau pendant un moment. Accès requis : Temps d’attente estimé : ~2 ans »

La séquence proton-plomb de janvier a été suivie la semaine dernière de quatre journées de collisions proton-proton à 1,38 TeV. Les dernières collisions de protons dans le LHC ont eu lieu jeudi à 7 h 24, mais les faisceaux ont continué à circuler dans la machine pendant 48 heures pour des essais de transition résistive sur les aimants.

La transition résistive, c’est ce qui se produit quand un aimant supraconducteur ne se maintient pas à l’état supraconducteur, et que, par conséquent, il ne peut plus fonctionner correctement. Cela peut se produire si une petite partie du faisceau sort de l’orbite correcte et dépose de l’énergie dans les aimants.  Le but de ces tests était d’établir quelle est la perte de faisceau qui va déclencher une transition résistive des aimants. 

Le LHC entre à présent dans une période d'arrêt de deux ans, qui verra se multiplier les activités de maintenance sur tous les accélérateurs du CERN.

Des travaux de consolidation importants seront effectués sur le LHC, avec notamment la consolidation de plus de 10 000 interconnexions entre aimants.

La totalité du système de ventilation du Synchrotron à protons (PS), d’une circonférence de 628 m, sera remplacé, de même que plus de 100 kilomètres de câbles irradiés sur le Supersynchrotron à protons (SPS).

Voilà une période d’arrêt qui s’annonce bien active !