Council Chamber meeting 29 Sept 2017
Council Chamber meeting 29 Sept 2017 (Image: CERN)

La pierre angulaire de la philosophie open source est de permettre aux utilisateurs l’accès à tout ce qui constitue une technologie donnée (comme le code source par exemple ou les schémas techniques en électronique ou en mécanique) afin de pouvoir l’étudier, la modifier et ensuite partager ce qui a été développé. Depuis la sortie du logiciel du Web sous licence libre en 1994, le CERN n’a eu de cesse d’innover dans ce domaine, soutenant le matériel libre (avec la licence CERN Open Hardware), l’accès ouvert (avec SCOAP3 – Groupement pour la libre diffusion des résultats de physique des particules), et les données ouvertes (avec le portail de données ouvertes pour les expériences du LHC).

Le Portail des données ouvertes du CERN est la concrétisation de la politique de l’Organisation en matière de libre accès et de données ouvertes. Il permet aux expériences LHC de partager leurs données avec la communauté scientifique, y compris avec les chercheurs extérieurs aux expériences du CERN et les scientifiques citoyens. Il est également utilisé pour la formation et l'éducation par l’intermédiaire de ressources conservées spécialement à cet effet. Les premiers articles basés sur des données issues du Portail des données ouvertes ont été publiés

Plusieurs technologies du CERN sont développées dans cette logique d’accès ouvert. Invenio est un logiciel open source de gestion de bibliothèque numérique bénéficiant des contributions internationales de nombreux instituts. Indico, un logiciel de gestion de conférences et d’événements basé sur Invenio, est également un exemple d’outil open source développé par le CERN. Il est utilisé par plus de 200 sites dans le monde entier, y compris l’ONU. INSPIRE, le système d’information de la physique des hautes énergies, est un example supplémentaire de logiciel open source développé par le CERN en partenariat avec DESY, Fermilab, et SLAC.

Le CERN investit également depuis longtemps, avec le cofinancement de la Commission européenne, dans un système d’archivage de données ouvertes au service de la communauté scientifique au sens large : Zenodo. Ce service s’inscrit dans une tradition établie de longue date au CERN, qui consiste à partager et préserver le savoir scientifique pour le bien commun et s’appuie sur les technologies développées dans ce but. Zenodo donne à la communauté scientifique la possibilité de choisir de stocker ses données dans un environnement non commercial et de les rendre ainsi librement et gratuitement accessibles à la société.