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Département SMB : là où le télétravail n’est pas (toujours) une option

Des membres du département SMB travaillent au CERN pendant le stade 3

Des membres du département SMB travaillent au CERN pendant le stade 3

Dans le cadre de notre série d’articles, nous relatons la façon dont les différents services du CERN s’adaptent à un environnement et des conditions de travail modifiés.

Cette semaine, nous nous consacrons à certaines équipes du département SMB (Gestion des sites et bâtiments). Chargés des services, de la logistique et de la maintenance des bâtiments, difficile pour nombre des contractants et de certains membres du personnel de SMB de travailler depuis leur foyer derrière un écran. En outre, la situation des employés et des contractants pendant la période de confinement dépend largement des entreprises qui les emploient, dans le cadre de contrats les liant au CERN. En résultent des configurations mixtes, entre présence sur les sites et chômage technique, pour s’adapter à des conditions de sécurité rigoureuses et une offre limitée des services durant cette période (voir la liste des services sur le site SMB).

Beaucoup de choix difficiles ont dû être faits, mais pour Gilles Bollinger, responsable des services de mobilité et du service du courrier, « le premier choix a été celui de la sécurité en matière de santé ». Avec un nombre d’employés réduit à un tiers pour la mobilité et le courrier, les contacts sont de facto plus limités. Il s’agit ensuite de faire respecter les gestes barrières tout en fournissant, autant que possible, les outils de protection contre le virus comme les gels hydro-alcooliques et des gants.

Le roulement du personnel mobilisé sur place participe également à cette lutte contre la propagation de l’épidémie dans l’enceinte du CERN. En plus de limiter les contagions, ce glissement doit contribuer à l’équité entre les membres des services en faisant en sorte que personne ne subisse un chômage technique prolongé. Même rationnement du travail chez les équipes d’enregistrement et de serrurerie dirigées par Didier Constant, chef de la sécurité au CERN. Néanmoins, le bâtiment 55 reste ouvert avec trois personnes présente de 7 h 30 à 17 h 30. Selon lui, il est nécessaire d’adapter les effectifs aux nécessités du terrain : les patrouilles des gardiens se sont intensifiées pour réduire les risques de vols que l’absence de personnel favorise.

« Si l’entrée en mode sécurisé s’est faite de manière brutale, la sortie se fera de manière très graduelle, en fonction de l’évolution des demandes de service », insiste Gilles Bollinger. En attendant cette reprise progressive de l’activité, Didier Constant invite à célébrer le courage de ceux et celles qui se rendent régulièrement au CERN : « Comme tout le monde, l’équipe est inquiète et les interrogations sont nombreuses. Cependant, même si ces personnes sont en première ligne, même si certaines doivent prendre les transports en commun, elles viennent quand même. Cela mérite d’être salué par le CERN. »