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Bientôt du wi-fi dans tout le CERN

Améliorations en vue pour le service de wi-fi du CERN : la connectivité sera renforcée dans les bureaux, les restaurants et les salles de réunion

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Bientôt du wi-fi dans tout le CERN

L’intégralité du trafic wi-fi transitera désormais par des contrôleurs centraux, situés dans le Centre de calcul du CERN, pour assurer un meilleur service. (Image : Veronika McQuade/CERN)

Cela fait maintenant de nombreuses années que le groupe Systèmes de communication du département IT gère le service de wi-fi du CERN, accessible surtout depuis les salles de réunion, les amphithéâtres, et les lieux de rencontre informels comme les restaurants. Certains bâtiments bénéficient d'une couverture wi-fi dans les bureaux, mais c'est loin d’être le cas de tous, et le réseau est mis à rude épreuve par les tablettes, les ordinateurs ultraportables et tous ces autres appareils, de plus en plus nombreux, pour lesquels le wi-fi est le seul moyen d’accéder à internet.

En outre, si trop d’appareils se connectent dans l’amphithéâtre principal – ce qui s’est produit récemment lors de l’annonce des résultats de la collaboration LIGO – l’infrastructure réseau est saturée. Elle a même des difficultés à répondre à la demande au restaurant n°1, pendant la pause de midi. Les points d’accès sans fil actuels peinent également à fournir une couverture réseau dans le bâtiment 40, à cause de ses murs en béton armé et de son espace circulaire ouvert.

Améliorations à l’horizon !
Fort heureusement, la Direction du CERN a récemment approuvé une proposition visant à assurer une couverture wi-fi dans tous les bâtiments du CERN. Les points d'accès wi-fi autonomes existants vont être remplacés par de nouveaux points d'accès, gérés de manière centralisée, qui supportent la « vague 2 » de la toute dernière norme wi-fi 802.11ac. Ils seront installés par le groupe IT-CS dans les salles de conférence et les bâtiments à usage de bureaux. Les nouveaux points d'accès seront installés à trois bureaux d'intervalle, et pourront ainsi fournir une couverture efficace. Chacun d'entre eux sera capable de supporter jusqu'à dix clients, avec une qualité de connexion égale à celle des réseaux filaires. 

Illustration du projet d’amélioration du wi-fi, qui montre comment on peut obtenir une couverture totale, de façon efficace, en plaçant un point d'accès tous les trois bureaux.

Si tout le trafic wi-fi passe par des contrôleurs centraux situés dans le Centre de calcul, nous pourrons enfin résoudre les problèmes de connexion qui se posent pendant la pause de midi dans le restaurant n°1, ou lorsque l'amphithéâtre principal est bondé. Comme l’explique Vincent Ducret, ingénieur réseau responsable du service de wi-fi : « À l’avenir, nous aurons un grand réseau d’adresses IP pour tout le CERN, au lieu de plusieurs petits réseaux pour chaque bâtiment. Il sera donc possible d’avoir accès à une adresse IP dans le restaurant n°1 aussi facilement que depuis un bureau. »

De la même façon, votre adresse IP ne dépendra plus du lieu où vous vous trouvez, et vous pourrez donc vous déplacer dans le champ de la couverture wi-fi sans être déconnecté du réseau. Actuellement, lorsque vous quittez votre bureau pour vous rendre dans une salle de réunion, la connexion se coupe parfois et vos téléchargements s'interrompent : c’est agaçant, mais ce sentiment de frustration ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir ! À certains endroits, vous capterez même le wi-fi à l’extérieur, par exemple sur les routes fréquentées qui relient le bâtiment 40 et le bâtiment principal, ou le bâtiment 774 et le Centre de Contrôle du CERN.

Le fait de gérer l'ensemble des connexions utilisateurs et de faire transiter le trafic par un point central ouvre la voie à la mise en place d'un vrai réseau wi-fi « invité » au CERN. Les visiteurs de passage pourront donc établir rapidement une connexion au réseau : ils n’auront qu’à s’identifier au moyen d’un code reçu sur leur téléphone portable, sans avoir à attendre qu’une personne du CERN approuve leur demande. Cela permettra également de renforcer la sécurité informatique, puisque les utilisateurs connectés à ce réseau « invité » n’auront pas accès à la plupart des ressources du CERN. Toutefois, il leur sera possible de se connecter à internet et de consulter, par exemple, leur messagerie électronique, directement ou par l'intermédiaire d'un réseau privé virtuel. Naturellement, le service eduroam restera en place, ce qui permettra aux visiteurs membres d’instituts partenaires d'accéder pleinement au réseau du CERN, comme aujourd'hui.

Outre la gestion des connexions utilisateurs, les contrôleurs centraux prendront également en charge celle des points d’accès, ce qui représente un changement majeur par rapport à la configuration actuelle, où chaque point d’accès est autonome. Cela permettra d’améliorer de façon non négligeable la situation au bâtiment 40. Adam Sosnowski, boursier ayant participé à la préparation du projet de déploiement du wi-fi dans l’ensemble du CERN, nous donne quelques explications : « Il ne s'agit pas seulement d'installer plus de points d’accès (200 contre 60 actuellement). Nous devrons également gérer les transmissions radio de chaque point d'accès afin d'éviter les interférences, notamment dans l'espace central. »

Quand le nouveau service sera-t-il disponible ?
« Nous sommes en train de chercher le meilleur emplacement pour les nouveaux points d’accès, afin qu’ils assurent une couverture optimale, et nous installons le câblage nécessaire, explique Aurélie Pascal, responsable du projet d’amélioration du service wi-fi. Le déploiement des nouveaux points d’accès devrait commencer début 2017, et nous souhaitons achever ce projet avant le LS2. »

Un renouvellement des câbles s’impose pour deux raisons : le câblage structuré actuel n’est pas au bon endroit, et il supporte une bande passante maximale d'un gigabit par seconde, ce qui est bien en deçà des capacités des nouveaux points d’accès. Malheureusement, l’installation de câbles est inévitablement source de bruit, de poussière et de désagréments. Réaliser tous les travaux en dehors des heures de travail serait bien trop onéreux, mais tout sera fait pour limiter le plus possible les dérangements. Tous les travaux de perçage, par exemple, seront effectués au même moment afin d'en finir au plus tôt. De plus, l’équipe responsable du projet planifie les travaux en collaboration avec le délégué à la sécurité territoriale (TSO) de chaque bâtiment, ce qui veut dire que les activités bruyantes seront interrompues pendant les réunions importantes. Au fait, ne vous étonnez pas de voir une prise réseau installée dans chaque bureau : même si elles ne sont pas toutes utiles pour le moment, elles le seront peut-être un jour, et les installer dès à présent pourrait éviter de futurs désagréments.

Tous les détails techniques du projet sont disponibles sur l’enregistrement vidéo de la présentation d’un Forum technique IT.

Somme toute, le CERN devrait bientôt bénéficier d’un service de wi-fi dernier cri, capable de répondre aux besoins des appareils mobiles actuels ! Nous espérons que le résultat sera à la hauteur de l’attente, et compensera largement les désagréments causés par les travaux d’installation, notamment du nouveau câblage.


Wi-fi et rayonnements non ionisants

Le nouveau réseau wi-fi du CERN, actuellement en cours d’installation, limitera encore les rayonnements non ionisants.

Le CERN va se doter d'un nouveau réseau wi-fi, qui couvrira tous ses bâtiments. Ce réseau amélioré, dont le câblage vient d’être installé, utilisera davantage d’installations à basse consommation et offrira une meilleure couverture, plus uniforme, tout en limitant encore les rayonnements non ionisants.

On entend par « rayonnement non ionisant » (RNI) tout type de rayonnement dont l’énergie n'est pas suffisante pour ioniser les atomes ou les molécules. Appartiennent à cette catégorie les systèmes de distribution électrique, les rayonnements infrarouges (que nous ressentons sous forme de chaleur), les rayonnements micro-ondes, les ondes radio et le wi-fi. Dans notre vie quotidienne, ces rayonnements sont partout : sans eux, pas de distribution d’électricité, de contrôle du trafic aérien, de télévision, de radio, ou de fours à micro-ondes. Même les êtres humains en émettent, lorsqu’ils produisent de la chaleur.

Notre exposition aux rayonnements non ionisants est soumise à des règles strictes. Selon la Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP), il est peu probable que ces rayonnements soient associés à des effets nocifs pour la santé en deçà du niveau provoquant un échauffement corporel. Pour atteindre ce niveau de risque, il faudrait multiplier les rayonnements émis par les bornes wi-fi par plusieurs milliers. Les installations actuelles du CERN émettent des rayonnements bien en deçà de cette limite, et les nouvelles en émettront encore moins. 

De nombreuses études ont été menées pour évaluer les effets des rayonnements non ionisants sur notre santé ; toutes ont conclu que la technologie est sans danger. Certains de ces rapports sont disponibles ici :

Rapport de l’OMC : http://www.who.int/peh-emf/publications/facts/fs304/fr/

Rapport de l’Agence pour la protection de la santé (Royaume-Uni) : https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/333080/RCE-20_Health_Effects_RF_Electromagnetic_fields.pdf

Simon Baird, chef de l’unité HSE

Pour des informations en Français sur les effets des rayonnements ionisants, vous pouvez consulter les brochures de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) sur les rayonnements ionisants jusqu'à 300 GHz et sur les effets des rayonnements ionisants sur l'homme.